Je dessine Gérardine, ma couturière

Je dessine Gérardine, ma couturière

Couturière mais pas que, la mère du maire coupe et ajuste les tissus, surjette et prépare avant de passer à Sophie, la fille, la sœur…

‘Nos’ couturières ne sont pas que couturières donc.

Parfois il faut informer la population et la voilà avec les papiers sous le bras, parfois il faut fleurir les abords du monument et la voilà avec des pots de fleurs à repiquer, parfois il ne faut rien et la voilà encore, un gâteau aux pommes dans les mains, un sourire sous le masque, pour le plus grand plaisir de notre secrétaire de mairie. A quatre heures, c’est bon le gâteau aux pommes !

Donc Gérardine ne ‘couture’ pas, elle livre, elle plante, elle sourit, elle rend service, elle donne. C’est surement ce qu’elle a toujours fait de mieux… Donner.

Du temps, de la tendresse, de l’écoute et même des tissus et des draps. C’est important de donner des draps.

Elle donne mais avant tout, elle prend je crois.

Elle prend beaucoup, beaucoup de plaisir à rendre service, ici, elle est de ces ‘petites mains’ grandes ouvertes, elle est un sourire dans la campagne, elle est généreuse. Merci.

Décès du Baron Duquesnoy

Monsieur Louis Guillaume Duquesnoy vient de m’informer du décès de son père, le Baron Duquesnoy, survenu ce mercredi dans sa 85em année.
Chaque fois que possible, nous nous sommes retrouvés, à Haplincourt pour échanger sur le château mais aussi chez lui ou j’ai eu plaisir à me rendre quelques fois, des souvenirs très amicaux avec cet homme qui gardait pour notre village une très grande affection.
C’est une partie de notre mémoire collective qui s’est éteinte avec le départ du Baron d’Haplincourt, personnage d’une humanité remarquable.
Il me manquera

RECIT DU DRAME DES MARTYRS DU 11 JUIN 1944

La tragédie des sept jeunes résistants fusillés par les Allemands a marqué l’histoire d’HAPLINCOURT.

Après le débarquement des alliés en Normandie le 6 juin 1944, les mouvements de résistance étaient mobilisés. Les résistants du groupe Artois reçoivent l’ordre de départ pour se rassembler afin de gagner le maquis des Ardennes. (Ce n’est que bien après la libération qu’on apprit que cet ordre de départ émanait de la BBC qui la veille du débarquement avait diffusé le message «  la sirène a les cheveux longs décolorés », signifiant ainsi que les résistants du groupe Artois et de la région des Mines devaient se préparer en vue d’un départ dans les Ardennes pour désorganiser les arrières ennemies.)

Plusieurs groupes partiront jour après jour à partir du 6 juin 44 vers des lieux de rassemblement comme le bois de Bourlon, la maison forestière du bois d’Havrincourt… La villa de campagne de Mr Chevalier, instituteur à Arras, située en hauteur à l’entrée du village d’Haplincourt en venant de Bapaume était un lieu de ralliement des résistants mais le mouvement de certains d’entre eux en direction de Cambrai, n’avait  pas échappé à la vigilance des Allemands. Des avions de reconnaissance sillonnaient le secteur et le secret du mot d’ordre s’était ébruité. Le 11 juin 1944 à 20 H 45, des soldats allemands s’arrêtent devant la maison, l’encerclent  et ouvrent le feu. Les résistants à l’intérieur ripostent par un lancer de grenade. Les allemands forcent l’entrée de la maison. Ils sont beaucoup mieux armés, plus aguerris que les résistants. Michel Baillon réussit à fuir mais est abattu dans le jardin. Paul Petit grièvement blessé réussira à s’échapper avec l’aide d’un camarade mais décèdera le lendemain. Les occupants de la maison sont alors faits prisonniers, ils sortent mains sur la nuque et sont  alignés sur la route. Ayant saisis quelques bribes des Allemands, ils comprirent qu’ils allaient être fusillés, ils tentent alors de s’échapper. Les soldats allemands ouvrent alors le feu sur les résistants : Henri Saramagna, Raymond Mortreux, Roger Vasseur sont abattus. Jean Dubus et Roger Level sont grièvement blessés. Les Allemands les abandonnent  pressés d’emmener les autres prisonniers à Arras. Jean DUBUS et Roger LEVEL  seront alors emmenés à la mairie et soignés courageusement  par des habitantes du village. Le lendemain, ils seront transportés à l’hôpital de Bapaume où Roger LEVEL  décèdera. Jean DUBUS fut admis à la clinique Bon Secours à Arras, il survivra à ses graves blessures jusqu’au 28 décembre 1944. Il  eut néanmoins  la joie de connaître la libération. Il fit le vœu de voir s’ériger un monument à Haplincourt à la mémoire de ses camarades. Son vœu fut exaucé  et ce e monument fut  érigé grâce à la jeunesse d’Haplincourt le 14 juin 1946 .

Chaque année, une messe est célébrée à l’intention des jeunes martyrs suivie d’une cérémonie au monument des martyrs… Les aînés, toujours fidèles à la cérémonie, sont encore témoins aujourd’hui du climat d’angoisse, de peur qui régnait dans le village après le drame.

Aujourd’hui, l’association du Souvenir des martyrs du 11 juin 44 qui participe à l’organisation de la manifestation conjointement avec la municipalité  a été renouvelée : Odile HIEZ, Paul HOMBERT, Caroline MACHON Marie-Agnès TRUFFAUX , Christiane WARAMBOURG composent le nouveau bureau. L’association a vocation  de perpétuer le devoir de mémoire et d’assurer la transmission du souvenir  aux jeunes générations, elle a également élargi ses statuts pour s’intéresser au patrimoine culturel du village et de contribuer à sa valorisation.

Odile HIEZ d’après le récit d’Alfred Gozzo

Quand nos enfants sourient aux caissières

Intermarché Bapaume a offert des chocolats aux enfants qui ont participé au concours dessins soignants et aux couturières bénévoles. En remerciement et en soutien au personnel des commerces, ce poster a été réalisé, il ets visible à l’entrée du magasin.

Quand nos enfants sourient aux caissières

Intermarché Bapaume a offert des chocolats aux enfants qui ont participé au concours dessins soignants et aux couturières bénévoles. En remerciement et en soutien au personnel des commerces, ce poster a été réalisé, il ets visible à l’entrée du magasin.

Je dessine Perrine, ma couturière (et Tchika)

Image de magazine, femme moderne, entreprenante, elle se pose entre fils et tissus, pour mieux repartir.

Etrange ce qu’ont de différences nos couturières et c’est ce qui semble faire leur communion. On ne sait pas.

Quels points communs entre une retraité, une artiste, une maman, une ouvrière, une… Il est là le point commun : UNE.

Ce mot doit s’écrire avec le droit au pluriel, ce mot s’écrit avec des forces que les hommes ne semblent pas comprendre, certaines femmes non plus mais il y a ELLES et elles sont UNE.

Une et singulière, Perrine connait mieux que moi ce monde de la débrouille, de l’échange, qui flirte ave le bobo, qui murmure écolo, qui chante des libertés mais qui est finalement mue par un seul drapeau, celui de l’égalité intelligente et souriante.

Non, elle n’est pas militante Perrine, elle est pleine d’idées pour la déco, pleine d’idées pour un jardin malin, pleine d’idées… Qui lui viennent… de partout. Des amies ‘bloggeuses tendances’, de ses expériences, de sa boite à neurones, elles viennent et vont.

Elles sont libres.

Alors Perrine a eu l’idée d’un masque sans élastiques, sans coutures, ça peut aider, elle ne coud pas, elle coupe ! Le monde est fou mais elle est heureuse de porter sa pierre ou plutôt ses ciseaux. Elle coupe sans tchador, tchika dort (le chien. Soit il dort soit il mange les fils… Tchika chique chique chique… Aïe Aîe Aîe !!!), j’adore !

Demain elle reprendra la vie, le travail créatif, l’accompagnement de projets, je ne sais pas. Ce que je sais c’est qu’elle aussi enchante notre village. Ici, elle est de ces ‘petites mains’ grandes ouvertes, elle est un sourire dans la campagne, elle est généreuse. Merci.

Je dessine Perrine, ma couturière

Image de magasine, femme moderne, entreprenante, elle se pose entre fils et tissus, pour mieux repartir.

Etrange ce qu’ont de différences nos couturières et c’est ce qui semble faire leur communion. On ne sait pas.

Quels points communs entre une retraité, une artiste, une maman, une ouvrière, une… Il est là le point commun : UNE.

Ce mot doit s’écrire avec le droit au pluriel, ce mot s’écrit avec des forces que les hommes ne semblent pas comprendre, certaines femmes non plus mais il y a ELLES et elles sont UNE.

Une et singulière, Perrine connait mieux que moi ce monde de la débrouille, de l’échange, qui flirte ave le bobo, qui murmure écolo, qui chante des libertés mais qui est finalement mue par un seul drapeau, celui de l’égalité intelligente et souriante.

Non, elle n’est pas militante Perrine, elle est pleine d’idées pour la déco, pleine d’idées pour un jardin malin, pleine d’idées… Qui lui viennent… de partout. Des amies ‘bloggeuses tendances’, de ses expériences, de sa boite à neurones, elles viennent et vont.

Elles sont libres.

Alors Perrine a eu l’idée d’un masque sans élastiques, sans coutures, ça peut aider, elle ne coud pas, elle coupe ! Le monde est fou mais elle est heureuse de porter sa pierre ou plutôt ses ciseaux. Elle coupe sans tchador, tchika dort (le chien. Soit il dort soit il mange les fils…), j’adore !

Demain elle reprendra la vie, le travail créatif, l’accompagnement de projets, je ne sais pas. Ce que je sais c’est qu’elle aussi enchante notre village. Ici, elle est de ces ‘petites mains’ grandes ouvertes, elle est un sourire dans la campagne, elle est généreuse. Merci.

Je dessine Christiane, ma couturière

Ce qu’il y a de plus beau dans le don, c’est quand il est fait sans publicité, naturellement, sans attente d’un quelconque retour.

Christiane (peut-être devrais-je l’appeler CW pour qu’elle ne soit pas reconnue par les lecteurs), CW donc, est active depuis toujours d’un endroit à l’autre du territoire, sans même que nous le sachions vraiment.

Dans un chœur ou avec sa flute traversière auprès des jeunes, arrangeant des bouquets magnifiques pour une table de fête ou pour une cérémonie, le pinceau à la main pour redonner des couleurs aux statues de l’église ou … mille autres choses dont nous ne parlerons pas car Christiane n’ébruite pas ces choses-là. Elle les fait.

Alors, quand nous nous sommes réunis pour parler masques et chiffons, c’est Nicolas qui est venu prendre part aux discussions tandis qu’elle se mettait à l’ouvrage. Elle a sorti de ses armoires draps et tissus, les a mis en pièce, en a fait des masques.

Christiane, quand elle ne peint pas, elle coud, quand elle ne coud pas elle fleuri, quand elle ne fleuri pas elle chante.

Peut-être chante elle les ciseaux à la main, je ne sais pas. Ce que je sais c’est qu’elle aussi enchante notre village. Ici, elle est de ces ‘petites mains’ grandes ouvertes, elle est un sourire dans la campagne, elle est généreuse. Merci.

Je dessine Alexandra, ma couturière

Avec autant de personnes en action, il fallait une intendance au projet, Alexandra a naturellement était de ce contingent, et pour causes.

Connue des habitants pour être LA locataire de la mairie, enseignante dans la vraie vie, maman aussi de trois enfants. Est-elle couturière par sa passion des chats, peut-être, du chat à l’aiguille, il n’y aurait qu’une patte…

Première visio-réunion, première évidence, c’est Alexandra qui prendra en charge la gestion des stocks et des approvisionnements. Les stocks, c’est une salle ‘Jean-Noël Frassaint’ transformée en local ou sont classés draps, fils, gels, blouses, masques… Les appros, c’est s’assurer que le pôle couture ne soit en rupture de rien. Pas simple quand on connait la rareté de certaines fournitures.

Alexandra va plus loin et, avec l’aide de ses enfants, elle transforme le préau en atelier couture. Quand l’une coupe l’autre coud, quand un lave les linges l’autre étend les masques. Actions et réflexions, elle invente le ‘fils de fer antibuée’ et propose des astuces de confection.

ce n’est pas rien non plus… Au commencement du confinement, c’est elle qui alluma le premier phare d’Haplincourt, les premières bougies offertes à nos soignants et chaque soir au-dessus de la mairie, les lumières scintillent.

D’ordinaire à l’écoute de ses élèves, ici, elle est de ces ‘petites mains’ grandes ouvertes, elle est un sourire dans la campagne, elle est généreuse. Merci.